Syndrome

Une recherche inachevée sur un canvas

Telle est l’inatteignable queue de l’artiste 

Effleurer la perfection du bout des doigts

La refuser avec la dureté d’un puriste.

.

Et toujours ces étoiles dans les yeux des autres

Quand l’artiste, frustré, jette son papier blanc

Ils courent récupérer le travail d’apôtre 

Vagues esquisses, ébauches sur la feuille flottant.

.

Ils découvrent alors, déçus, un brouillon grisâtre

Des vers sans valeur, des touches de couleur fade

Sans coeur, sans âme, ils jettent le travail dans l’âtre

Leur rire désabusé sonne comme une boutade.

.

L’artiste affolé voit son papier disparaître,

Des éparses idées sur une feuille décollée,

Et part en fumée ce qui aurait pu être

Le tableau du siècle, le poème de l’apogée.

Lever de rideau

Drapé de velours écarlate

Encadrant une scène noire

Graduation

Remise des diplômes.

J’ai revu des gens. Je ne voulais pas tous les revoir. 

Lendemain. Fête surprise pour le départ de l’un d’entre eux.

J’ai rencontré des gens. J’espère les revoir.

Lendemain. Balançoire, chocolat chaud et Covent Garden.

Je crois que mon coeur est resté à Londres.

Océan

Une mer de gouttes marines.

Voilà ce qu’ils sont.

Un seul ensemble et pourtant tant de petites pièces.

Et moi, seule, au milieu. Je fais tâche.

Je suis tâche.

Une tâche au coeur de l’eau.

On y est presque

Neige nocturne. Les flocons tombent en harmonie soudaine

Eclairent le ciel d’étoiles blanches et éphémères

Qui gèlent. Libres sont les gouttes éparses et fières

Elles lacèrent la nuit, accélèrent et freinent.

Encore reditum

Neige blanche. Les flocons tombent en harmonie soudaine

Eclairent le ciel d’étoiles brèves et éphémères

Qui gèlent. Libérées sont les gouttes éparses et fières

Sur l’orgue du monde, volent, s’en vont et reviennent.

Reditum

Il neige. Les flocons tombent en épais moutons, 

Eclairent le ciel en étoiles éphémères

Qui pleuvent. Gouttes éparses et fières

Sur l’orgue du monde, glacier sauvageon.

Emotion

Il ne sourit plus.

Alors moi non plus.

Je ne m’étais pas rendue compte à quel point il nourrissait mes émotions. Le voir triste, la mine boudeuse, me plombe le moral. Je veux retrouver son optimisme, parfois si lourd. Mais si réconfortant.

On reconnait ce à quoi on tient quand ils ne sont plus là. 

Je comprends maintenant. 

J’ai mal.

Tentative

Il neige. Les flocons tombent en épais moutons,

Eclairent le ciel noir d’étoiles éphémères.

Ils pleuvent. D’une pluie délicate et fière

Comme l’orgue de la paix lors d’une confession.

Vers et pieds en vrac

Une feuille d’or se balance dans le vent

Un pétale précieux, si léger et fin

Sous les adresses de la brise, à gauche, en avant,

La feuille d’automne fend le soleil dauphin

.

Couronné de rayons, étincelant fièrement,

Prince du céleste, éclipse de la nuit,

A travers le froid déclamant

Lache un dernier éclat, et luit.

.

Déja les monts nuageux approchent, désarment, 

La lumineuse sphère de notre vie

Et éteignent, doucement, le véritable charme

De l’astre, naïf juge de nos envies.

.

L’ombre surgit, happe le ciel

Le recouvre de ses noires ailes

Et de son ombre. Et déjà tombe le fiel

En gouttes d’eau éparses, répandant le nouvelle.

L’automne est là.

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