Désert

Je suis dans une voiture avec ma prof de latin. Elle conduit, moi à sa droite, la radio en fond sonore. Elle discutait, me racontait qu’un de ses élèves l’insupportait. Un de ses élèves dans ma classe de latin.

Nous sommes en plein désert. Des vagues de sable nous entourent. On distingue, au loin, quelques silhouettes Nous les rattrapent facilement.

Parmi elles, je connais tous les visages. Il a quatre de mes cousins: ma « meilleure cousine », sa petite soeur, mon plus jeune cousine et sa cadette. Ensuite, des élèves: plusieurs de mon cours de latin, dont celui que n’aime pas la prof, celui que moi je connais le plus de tous ceux qui sont là. Et puis quelques profs. Je les ai déjà aperçus mais impossible de les nommer.

Nous quittons la voiture pour continuer la route avec les piétons. Après quelques dizaines de minutes, des bourrasques de vent font voleter nos foulards. Les grains de sable tourbillonent: une tempête de sable arrive.

Nous courons nous réfugier dans une maison abandonnée en brique; un peu enfouie sous le sable. Il y a pas mal d’équipement, on trouve même une télé et une console de jeu.

Les élèves avec qui je fais latin se précipitent dessus, je les accompagne et tente de me frayer une place sur le canapé, entre deux d’entre eux. Celui que je connais m’envoie bouler. Vexée, je monte voir mes cousins. Le soir, on s’endort tous, tous les jeunes dans une pièce, sur des tapis colorés.

Le lendemain, je me réveille alors que tous sont encore pour la plupart, endormis. Je regarde par la fenêtre. Il a neigé. Je trouve un manteau dans une remise et l’enfile. Deux des profs ont mis des patins à glace et font des figures sur la glace. D’autres enfants sont arrivés, ils jouent avec des luges pelles en plastique de toutes les couleurs.

Je me dirige vers l’élève du cours de latin. Nous discutons, puis entamons une bataille de boulette de neige, rapidement suivis par mes cousins et les élèves restants.

Nous rentrons nous changer. Nos vêtements sont humides et froids. Alors que mon cousin s’approche du store électrique, une ombre sauteur de la télécommande jusqu’à sa main et il ouvre de grands yeux. Il commence à se jeter par terre, à crier, et ce n’est qu’après lui avoir aspergé le visage d’eau qu’il se réveille.

D’autres personnes se font posséder comme ça, via des appareils électriques. Mon ami latiniste s’approche de la télé.

Je me réveille. 

Complicité

J’ai vécu un de ces moments de complicité toute naturelle avec ma plus jeune cousine.

Elle tentait de jouer à la DS sans qu’une petite ne la remarque, car elle viendrait inévitablement derrière elle pour regarder le jeu. Le problème, c’est que dès que ma cousine ouvrait la DS, l’écran claquait plusieurs fois avant de s’ouvrir. 

Alors, pendant une de ses énièmes tentatives, j’ai toussé.

Discrètement d’abord, puis plus fort.

Ma cousine m’a regardée, l’air surprise.

J’ai détourné les yeux en essayant de ne pas sourire. 

Elle m’a souri.

Si seulement ils réalisaient

-Et ceux là ? Ils sont en couple tu crois ?

-Eux ? Tu plaisantes j’espère. Chacun est amoureux de quelqu’un qui ne les imagine qu’en ami.  Été notre eux c’est parfaitement clair;  ils se friendzonent mutuellement sans même savoir qu’ils ont une chance. 

-C’est con. Ça se voit qu’ils devraiente être ensemble.

-Ils sont à fond sur leur crushes. Ils ne savent même pas que ce qu’ils éprouvent n’est pas le dixième de ce qu’ils pourraient vivre.

-Elles viennent d’où tes statistiques ? 

-De mon coeur.

Inaptitude

Je n’arrive à rien

Mes pensées s’embrouillent et s’emmêlent dans ma tête

Mélangent idées et copies volées

je cherche l’inspiration elle me fuit

je cherche le talent il s’évapore

je cherche quelqu’un je suis seule

je cherche les couleurs ma feuille est blanche

les mots courent et s’envolent comme des oiseaux libérés

L’encre noire résonne sur les lignes de la page

J’écris

J’oublie

J’efface

Je vis.

Jeu de vie

Il joue avec les filles. Les met dans sa poche. les collectionne, puis les oublie.

Quand il se sent un peu seul, il les rejoint.

Et tente de se faire pardonner. Bien peu sont celles qui voient clair dans son jeu.

Je n’en fait pas partie visiblement.

Vers sans sens

Noie-toi dans mes pensées

Ose un peu encor

Et oublie de respirer

Ton souffle vaut de l’or

Décès

Pitié, ne me demandez pas de réfléchir. Je suis malade… et amoureuse.

Magasin

Je déteste les cabines d’essayage.

Un étroit placard fermé par un rideau trop court, où affluent les odeurs de transpiration et de parfums des clients, où l’on est supposé se déshabiller sans scrupules pour complexer devant un miroir en plein pied ? 

Je déteste les magasins de vêtements. 

Voyage

Je l’ai vu dans le train. Il baissait la tête sur son écran sans me regarder. Savait-il même que j’étais là ? Je ne sais pas. Il m’ignorait.

Une heure auparavant, il m’avait effleuré la main pour me dire au revoir. Nous n’étions plus censés nous revoir après. Pas avant longtemps.

Murs.

Lignes grisâtres qui parcourent le ciel

Arrêtent l’horizon, nous brisent les ailes

plafond insalubre qui coupe les paupières

Ecrase nos espoirs et nous réduit en poussières

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