Chagrin

Du haut de son innocence elle contemple
Les belles désillusions de ses amours bleues
Et elle respire, Vestale à son temple,
Les mystères de ses sentiments généreux 

L’enfant offre, de ses mains tremblantes 
L’amour chaste de son esprit anxieux 
Et il lui revient, à foulées hésitantes 
Elle serre dans sa paume son coeur malheureux.

La brume se lève sur l’océan des abîmes
Où tout ego en peine se jette
Là bas l’enfant se brise, lasse des rimes, 
Faisant un grand chagrin d’une petite amourette.

Beauté

Elle a cette beauté ancienne
Que seul l’artiste reconnaît
Des traits particuliers, marqués
Le charme antique de l’Égyptienne

Un air oriental, ou nordique
Un défaut tierce qui plaît à l’oeil
Ses amis remarquables cueillent
L’illustre beauté de l’hérétique.

Pleurs

Avoue toi coupable de mon péché
Pleure dans mes larmes
Celles qu’avec des fleurs tu as séchées
Celles qui renversent les armes

Devrais tu toujours rester ici
Je demeurerai à tes côtés
Pour essuyer tes pleurs aussi
Et partager tes nuits et tes étés.

Bourgeon de rêve.

Tes mains impatientes effleurent
Mes larmes de mensonge
Qui s’accrochent à mes tourments
Comme des pluies saisonnières

S’épanouissent comme des leurres
Les traîtrise de mes songes
Et les rêves, les désirs, les serments
Fleurissent tels des rivières.

Calling his name

I’ve stopped chasing the unchasable
No more of this hide and seek game
My love became cheap and affordable
I’ve grown tired of calligraphy his name.

And in my heart I still feel
A sting when I see his face
As rolls and turns the Year’s Wheel
I tie myself in a stranger’s embrace.

Ennuie-moi

Par mes phrases infinies
Et mes arabesques d’été
Je maîtrise l’art éclairé
De disperser l’ennui

De mes infimes misères
J’ai balayé le sol
Pour leur insuffler le vol
De ces oiseaux d’éclair

Des créatures tirées d’images
Et des visages inachevés
Passant sur ma page
Comme des idées effrénées

Des yeux de talent curieux
Frôlent mes errandes insensées
Ignorent les traits ennuyeux
De mon esprit embué

Et toutes ces ondes ambulantes
Qui explorent l’éternité
Bloquent ma parole intrigante
Aux violeurs de mes pensées 

Amoureuse

Ma meilleure pote passe par deux phases dans sa vie amoureuse. La première où elle est amoureuse de tout ce qui bouge, mais où sa réception affective est considérablement réduite. Et la seconde où elle n’aime plus personne mais où ses affolants phéromones exercent une attractivité non voulue.

J’assume beaucoup moins mes désirs qu’elle, car je considère qu’ils sont mes faiblesses. Du coup je passe d’une phase où mon coeur est tout renfermé derrière la carapace que je m’impose, à une phase où j’ose ouvrir un tout petit peu mon coeur à une personne. Aveuglé par la lumière extérieure, il est vulnérable, et au premier coup reçu, retour à la case départ. Indéfiniment.

Broken

I used to believe in you to

trust you, to like you
I even used to love you
Now the confidence’s
Gone. So is
the trust
so is the love.
I used to love you but
now your name feels like
a thorn in my throat

Feu d’artifice

Pour l’anniversaire du connaissance de mes amis, une immense infrastructure de métal est installée au milieu de la ville. Ils comptent y faire exploser un feu d’artifice.

Une de mes amies m’entraîne sur la construction pour le spectacle des meilleures places, mais je suis à peine concentrée. Quelques heures plus tôt, j’avais parlé à un ami. Il avait posé sa main sur mon épaule et je m’étais dégagée comme si j’étais dégoûtée par ce contact alors que j’étais amoureuse de lui. Gêné, il avait alors retiré sa main et je réalisais que j’avais peut être loupé une occasion de faire évoluer notre relation.
Le feu d’artifice se prolonge mais je ne vois aucune trace de la fille dont c’est l’anniversaire.
Je me réveille. 

Métro boulot dodo

Nous sortons d’une station de métro, ma cousine, une amie et moi. Je le rends compte qu’une autre de mes amies habite là. Je le dis à mes camarades, qui acceptent de m’accompagner. 

Nous longeons un parc. Il a beaucoup de monde sur les trottoirs, ce sont des gens de ma classe. Ils traversent la rue sans faire attention et les voitures freinent, exaspérées, en klaxonnant, les ados qui courent devant les phares. Ma copiaule manque de se faire renverser.
Soudainement je suis dans un centre commercial, avec l’amie qui m’accompagnait et mon voisin. Je suis dans un magasin de jeux vidéo, je cherche des occasions. Je repère un jeu à 3€01 que je veux acheter. Je saisis l’étiquette qu’il faut présenter pour acheter et détourne le regard le temps de répondre à mes amis qui m’attendent, impatients.
Quand je re-regarde la table, le jeu n’est plus là: une petite fille et sa mère présentent le boîtier à la caisse, mais le vendeur leur demande l’étiquette. Il n’y a qu’un seul  exemplaire du jeu,  alors je sors du magasin pour cacher l’étiquette et l’acheter plus tard, mais il y a un code barres dessus. Je bipe à la sortie et une garde vient me fouiller. Elle me pose d’étranges questions: est ce que j’ai des bananes dans mon sac ou des télés dans la manche. Je suis très mal à l’aise puisque j’ai volé un couteau à la cantine le matin même pour le weekend.
Je me réveille. 

12345...10



Pocopordecir |
Spirousan |
Amprorransnig |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le livre chinois
| lelivrequebecois
| Lettresamonamoureuse