Main de fer

Suis moi, je te suis
Suis moi, je te fuis
Accorde moi quelques instants
Pour pleurer lentement
Je te suivrai jusque l’horizon
Et tabandonnerai sans raison
Une âme bipolaire dans un corps de chair
Dans un gant de velours une main de fer
Je ne cherche qu’un appui
Une épaule, un oubli.

Sept ans de malheur

Je plonge chaque fois un peu plus en toi
Mais si je devais expliquer de nouveau
Les essais qui enrobent mon émoi
Je distinguerai plus le vrai du faux.

Il est vrai que je porte à croire
Que la vie s’acharne de mon côté
Mais je vous assure que mon miroir
En sept ans ne s’est jamais brisé.

Soyez certains de ma bonne volonté
Je tente, maladroitement parfois
De réparer les pots cassés
Mais je n’en garde aucun pour moi.

Sur la voie

Sur la voie des missives envoyées
Esquissées
J’ai tracé du doigt le chemin noyé
Embué
Des mystères accomplis du passé
Oubliés
Et des oeuvres émérites et dansées
Chantées
Sous le clair de lune enragé. 

Culpabilité

Oh, mais pourquoi ne parles tu pas
Pourquoi ne sens tu pas
Ce que j’espère de loin ?
J’ai tant rêvé en vain.

Je tente de l’accepter
Oh, je te jure j’ai essayé
Mais toujours mon coeur revient
Et se meurt entre tes mains.

Je mets à nu mes rêves
Et j’invente des trêves
Pour enfermer mon esprit
Dans un îlot de paris.

Tu t’en veux, mon ange
Ne culpabilise pas, ne change
Rien à ce que tu crois:
Crains d’être mon roi.

J’ai honte de dire tout ça
-Peut être qu’un jour tu me liras-
Mais écrire calme mon esprit
Et l’endort quoi qu’il me fit.

Ne sois ni triste ni coupable
Tes mérites sont incalculables.
J’ai moi même mis mon coeur en gage 
Contre tes yeux et ton visage.

Mais tous mes soupirs 
Ne sont pas éternels, ni pires.
J’aurais pleuré un amour invisible
Même avec mon âme en cible.

Plaies

Laissez moi assumer
Les tentatives de mon passé
Les croix sur mes bras
Ce repère qui me survivra.

Né détournez pas le regard
Quand vous croyez voir
Ces essais ratés, infinis,
Qui marquent ma chair de mépris.

Ce ne sont que quelques plaies
A peine entrouvertes, maigre fait
Qui exposé mon âme entière
D’une aura privée de lumière.

Mettre à nu

Je déchire les étoffes usées
Qui floutent la réalité
Et la lumière révèle par sa clarté
Les cicatrices de mes bras dénudés
Le scarifications de mes péchés
Les offrandes à mon aimé
Sans cesse baignées de mes larmes salées.

Je brise le silence osé
Qui gèlent notre amitié
Et ton sourire éclaire, amusé
Les rimes de tes poèmes fêlés
Le sens de tes mots alambiqués
Le vide de tes pensées
Sans cesse sous un miroir enterrés

Je casse l’espoir insensé
Qui fleurit dans nos étés
Et les feuilles recouvrent, enneigées
Les armes de nos guerres egayées
L’herbe teintée du sang coulé
Les pleurs des innocents tués
Sans cesse tus par nos coups ensanglantés. 

Chimère

J’ai plongé sans peur dans l’océan qu’on me présentait. Mais j’ai nagé trop loin pour atteindre une chimère, et je manque de souffle. J’aimerais une main amie, ou celle de la chimère elle-même, pour me tirer de là.

J’ai vu.

Je les ai vu à côté l’un de l’autre.
Les deux que j’ai aimés.
Que j’aime encore.
Je me suis mordu les lèvres. Mieux vaut perdre quelques gouttes de sang que mon sang-froid.

Inhumain

Je me sens
Impuissante
Fêlée
Par les échos incessants
De la mêlée
De mon amour
De l’inconnu
J’ai vécu
Ce que je redoutais
J’essaie
De faire croire
De prétendre
De faire confiance
Mais en vain
Mon coeur a refusé.

Brisures fêlures éclats

La meilleure façon de tester la solidité de quelque chose est de le briser.
Une méthode qui coûte cher.
Quand un humain est brisé il est dur de le réparer.

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