Archive pour la Catégorie 'Tranche de vie'

Promesse

Je lui ai promis que je ne recommencerai pas.
Mais qu’est ce que j’ai cru ?
Que je parviendrais, en un tour de main, à oublier mes émois, mes cicatrices, ma jalousie, alors que je côtoie celle qu’il veut ?  Même. Il y a beau avoir une différence entre ce que je dis et ce que je fais, je tiendrais cette promesse.
Au moins pour lui.

L’histoire est un eternel recommencement

J’ai encore recommencé. Ils riaient, je m’ennuyais, mon compas était à portée de main et ma peau me démangeait.
Mon voisin a failli m’en empêcher quand il m’a vu me triturer la peau à la pointe de mon compas, mais il a suffi de le rassurer et de continuer, mon bras sous la table et les cheveux dans les yeux, pour avoir une nouvelle croix à ma collection.
Comme j’ai une réputation d’élève sérieuse à tenir, je regardais peu mon bras, du coup les traits sont beaucoup plus larges et plus profonds aussi je crois.
Si je pouvais je pleurerais.
Mais je ne peux pas. Les autres me voient.

Injustice émotionnelle

Pourquoi elle ? 
Bons dieux mais pourquoi elle ?
Que tous les mecs du monde la choisissent elle pourquoi pas, mais pas lui bordel. C’est le seul que je demande, le seul avec qui discuter me fait frissonner et le seul que je crois encore aimer. 
Elle. Elle a tout le monde à ses pieds. Même sans essayer. Surtout sans essayer non ? 
Elle est mignonne, c’est vrai. Et timide, réservée, ce genre de filles mystérieuses qui nous attirent.
Alors pourquoi… ?
…Bons dieux. Laissez moi pleurer ma vie.
…Peut être que je l’aimais un peu plus que ça.

Pleure.

Depuis le début de l’année il m’a vu pleurer deux fois. J’ai toujours cru pouvoir cacher mes émotions, avoir l’air forte. J’avais tort. J’ai un masque que la moindre larme dissout.
Aujourd’hui a été un véritable ascenseur émotionnel.
Je passe d’une journée calmement ennuyante à une révélation qui me fout les boules.
Puis une oreille amie m’a écoutée pleurer alors qu’on découvrait mon secret. De retour aux internats, je me transforme en Wonder Woman pendant trois instants, le temps de prendre le contrôle de la situation médicale d’une amie. En quelques minutes je fais chercher un pull, un surveillant, du PQ, une bassine.
Et là j’ai juste envie de pleurer à nouveau, parce qu’il est juste devant moi et qu’il me manque, et que je la vois discuter avec une amie et que je suis jalouse qu’il lui parle autant à elle.
Je suis vraiment une gamine.
Incapable de contrôler mes émotions. 

Culpabilité

Oh, mais pourquoi ne parles tu pas
Pourquoi ne sens tu pas
Ce que j’espère de loin ?
J’ai tant rêvé en vain.

Je tente de l’accepter
Oh, je te jure j’ai essayé
Mais toujours mon coeur revient
Et se meurt entre tes mains.

Je mets à nu mes rêves
Et j’invente des trêves
Pour enfermer mon esprit
Dans un îlot de paris.

Tu t’en veux, mon ange
Ne culpabilise pas, ne change
Rien à ce que tu crois:
Crains d’être mon roi.

J’ai honte de dire tout ça
-Peut être qu’un jour tu me liras-
Mais écrire calme mon esprit
Et l’endort quoi qu’il me fit.

Ne sois ni triste ni coupable
Tes mérites sont incalculables.
J’ai moi même mis mon coeur en gage 
Contre tes yeux et ton visage.

Mais tous mes soupirs 
Ne sont pas éternels, ni pires.
J’aurais pleuré un amour invisible
Même avec mon âme en cible.

Chimère

J’ai plongé sans peur dans l’océan qu’on me présentait. Mais j’ai nagé trop loin pour atteindre une chimère, et je manque de souffle. J’aimerais une main amie, ou celle de la chimère elle-même, pour me tirer de là.

J’ai vu.

Je les ai vu à côté l’un de l’autre.
Les deux que j’ai aimés.
Que j’aime encore.
Je me suis mordu les lèvres. Mieux vaut perdre quelques gouttes de sang que mon sang-froid.

Amoureuse

Ma meilleure pote passe par deux phases dans sa vie amoureuse. La première où elle est amoureuse de tout ce qui bouge, mais où sa réception affective est considérablement réduite. Et la seconde où elle n’aime plus personne mais où ses affolants phéromones exercent une attractivité non voulue.

J’assume beaucoup moins mes désirs qu’elle, car je considère qu’ils sont mes faiblesses. Du coup je passe d’une phase où mon coeur est tout renfermé derrière la carapace que je m’impose, à une phase où j’ose ouvrir un tout petit peu mon coeur à une personne. Aveuglé par la lumière extérieure, il est vulnérable, et au premier coup reçu, retour à la case départ. Indéfiniment.

Broken

I used to believe in you to

trust you, to like you
I even used to love you
Now the confidence’s
Gone. So is
the trust
so is the love.
I used to love you but
now your name feels like
a thorn in my throat

Bouclier

J’ai une tactique quand je suis triste. 

Je ne veux pas lever la tête parce que la bonne humeur ambiante m’écoeure, et me rappelle que moi, je ne suis pas de bonne humeur.
Mais je ne peux pas baisser systématiquement la tête, parce que c’est quand même ennuyeux.
Du coup je laisse un rideau de cheveux devant mes yeux. Sur la partie gauche de mon visage.
J’ai l’impression que cette mèche me protège, me coupe du monde. En écrivant, là, elle effleure les lignes de la page et me centre sur moi même.
Une mèche de cheveux comme bouclier.
Je suis vraiment étrange.
Ou trop émotive.

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