Promesse

Je lui ai promis que je ne recommencerai pas.
Mais qu’est ce que j’ai cru ?
Que je parviendrais, en un tour de main, à oublier mes émois, mes cicatrices, ma jalousie, alors que je côtoie celle qu’il veut ?  Même. Il y a beau avoir une différence entre ce que je dis et ce que je fais, je tiendrais cette promesse.
Au moins pour lui.

Le labyrinthe du coeur

Tu ne comprends pas que je puisse encore t’aimer
Je pense que moi même ne saurait te dire.
Est-ce ce que j’ai cru voir, ces signes innommés
Mais si attendus ? Mon coeur, tu as su le lire.

Et ainsi, au fond de mes émotions futiles
Tu as toutes ces crevasses et ces abîmes
Qui brisent en mille morceaux mes attentes inutiles -
Je payerai les impôts, le cens et la dîme.

Oui, je donnerai tout l’or du monde pour toi
Tes yeux, ton sourire, ton souffle sur mes mots
Ou même la simple caresse de tes doigts
Dis moi qu’il ne faut que ça pour guérir mes maux.

Car je suis jalouse à chacun de mes défauts
A chacune des qualités que je n’ai pas
La confiance se heurte, sans bruit, plus qu’il n’en faut,
À ce rayonnement astral de ton aura.

De tous ceux que j’ai voulus tu es le premier
Qui m’ait vraiment laisser espérer aussi loin
J’y ai cru sans penser être reniée
J’y ai cru et puis j’en ai vécu avec soin.

Mais rien n’est de ta faute, je le suis moi même
Envolée avec un amour pas encore mûr
J’en ai tant rêvé, songé, j’ai pensé: il m’aime !
Il ne faut que moi pour ma chute soit dure.

Mon fardeau n’est que mon coeur, mon âme, mon corps,
Rien qui ne confirme ce que tu me repètes
Loin sous ma chair sont cachées des pépites d’or
De ce genre qui ne naît que lors de tempêtes.

Et pour t’oublier toi, et consoler mon coeur
Ou encor noyer mes espérances d’antan
J’abreuve mes alexandrins de malheur
Et sous mes cils mes larmes coulent doucement.

L’histoire est un eternel recommencement

J’ai encore recommencé. Ils riaient, je m’ennuyais, mon compas était à portée de main et ma peau me démangeait.
Mon voisin a failli m’en empêcher quand il m’a vu me triturer la peau à la pointe de mon compas, mais il a suffi de le rassurer et de continuer, mon bras sous la table et les cheveux dans les yeux, pour avoir une nouvelle croix à ma collection.
Comme j’ai une réputation d’élève sérieuse à tenir, je regardais peu mon bras, du coup les traits sont beaucoup plus larges et plus profonds aussi je crois.
Si je pouvais je pleurerais.
Mais je ne peux pas. Les autres me voient.

Ambulations

Pourquoi ma plume glisse-t-elle aussi aisément sur le papier quand ma voix bute sur les mots les plus simples ?

Scars and kisses

The scars of yesterday
Are our future goals
What you do today
You will regret tomorrow
Be proud of who you are
Those scars are part of you
Your friends are never far
Always think before you do

Talk under the stars
As the moon wakes up
Stolen kisses under the snow
Whispers against all odds
I’m not asking for much
Just some sweet and painless love
But I know you won’t accept
You’ve got your mind on someone else
But don’t worry there’s
Nothing wrong nothing real
With the game we’ve been playing 

Smile.

Je veux juste te voir sourire
Ou pleurer, ou gueuler, ou rire
Tout sauf ces yeux mi clos
Où se reflète seule l’eau. 

Injustice émotionnelle

Pourquoi elle ? 
Bons dieux mais pourquoi elle ?
Que tous les mecs du monde la choisissent elle pourquoi pas, mais pas lui bordel. C’est le seul que je demande, le seul avec qui discuter me fait frissonner et le seul que je crois encore aimer. 
Elle. Elle a tout le monde à ses pieds. Même sans essayer. Surtout sans essayer non ? 
Elle est mignonne, c’est vrai. Et timide, réservée, ce genre de filles mystérieuses qui nous attirent.
Alors pourquoi… ?
…Bons dieux. Laissez moi pleurer ma vie.
…Peut être que je l’aimais un peu plus que ça.

Jalousie

Elle rôde, ronge, guette
Vit dans mes désirs nus
Attend, siffle, souffle
Pour mieux frapper le moment venu.

Elle va, vient, s’arrête
Transgresse mes lois personnelles
Repart, crie, hurle
La jalousie naît éternelle.

Sans sens

Je vis dans un monde irréel
Je rêve des rêves étranges
D’amitiés, de dystopies
Je vis dans un monde inconnu
Brûlé à vif et saigné à blanc
Pleuré de mensonges et frappé
Et sous le sceau de l’anarchie
Je pleure, je frappe et je ris.

Pleure.

Depuis le début de l’année il m’a vu pleurer deux fois. J’ai toujours cru pouvoir cacher mes émotions, avoir l’air forte. J’avais tort. J’ai un masque que la moindre larme dissout.
Aujourd’hui a été un véritable ascenseur émotionnel.
Je passe d’une journée calmement ennuyante à une révélation qui me fout les boules.
Puis une oreille amie m’a écoutée pleurer alors qu’on découvrait mon secret. De retour aux internats, je me transforme en Wonder Woman pendant trois instants, le temps de prendre le contrôle de la situation médicale d’une amie. En quelques minutes je fais chercher un pull, un surveillant, du PQ, une bassine.
Et là j’ai juste envie de pleurer à nouveau, parce qu’il est juste devant moi et qu’il me manque, et que je la vois discuter avec une amie et que je suis jalouse qu’il lui parle autant à elle.
Je suis vraiment une gamine.
Incapable de contrôler mes émotions. 

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